La sidérurgie à Neuves-Maisons


 

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Victor de LESPINATS et d’autres actionnaires fondent en décembre 1872 «La Société Métallurgique de la Haute Moselle, sur la rive droite de la rivière. Cette société gère simultanément la mine du Val de Fer – Haut-fourneau n°1 dans la vallée en 1874.

Les sociétés se succèdent au fil des modernisations et restructurations. Dans les années 70, 4000 salariés produisent environ 400 000 tonnes de fonte par an. Cette filière cesse en 1985.

Avec UNIMETAL, le nouveau four électrique produit avec 550 salariés, 370 000tonnes de fer pour béton, en 1988.

 

Histoire des Hauts-fourneaux, de l'usine filière fonte et du four électrique

  • Filière fonte

En 1837, Monsieur DEMI-MUID construit le premier haut-fourneau à la Vieille Forge. Elle est actionnée par le ruisseau du Mazot. 25 mineurs et 15 autres ouvriers extraient 3600 tonnes de minerai de fer par an. Ils cessent le travail pendant la fenaison, la moisson, la vendange: ils sont mineurs paysans.

A partir de 1872, une ère nouvelle s'ouvre à Neuves-Maisons avec la fondation de la Société Métallurgique de la Haute-Moselle par Victor de Lespinats et 17 autres administrateurs, nancéiens en majorité, dans le but de procéder à la recherche du gisement minier et à sa mise en exploitation. A cet effet, la Société acquiert des terrains à l'intersection de la ligne de chemin de fer Nancy-Dijon et du tracé prévu pour le Canal de l'Est alors en - projet. La vocation sidérurgique de la Vallée s'affirme.

On ouvre les concessions minières de Maron-Val de Fer.

En 1874 est construit le premier haut-fourneau sur le site sidérurgique actuel, suivi d'un autre en 1882.

En 1890 est fondé là, le premier syndicat des mineurs de fer de Meurthe-et-Moselle.

De 1897 à 1955. La Société, devenue entre temps Société Métallurgique de Champigneulles et de Neuves-Maisons est acquise par la Compagnie des forges de Chatillon-Commentry et de Neuves. Maisons.

L'usine prend alors une rapide expansion et construit successivement 3 hauts-fourneaux de 1874 à 1898, l'aciérie Thomas en 1902, les laminoirs avec blooming, train de 750, et train' de 550 ~n 1903, les moulins à scories et une centrale électrique en 1905,2 autres hauts-fourneaux en 1913 et 1914, un train à fil en 1922. Une aciérie Martin avec 2 fours de 15 tonnes pour absorber les chutes des laminoirs.

La Grande Guerre n'arrête pas les activités de Neuves-Maisons qui reste alors la seule usine sidérurgique de l'Est à travailler pour la Défense Nationale, malgré de nombreux bombardements, ce qui lui vaut une citation au Journal Officiel.

Les investissements reprennent après les hostilités, fours à coke, soufflante à gaz, mais sont à nouveau stoppés par la deuxième Guerre Mondiale. Ils se développent à nouveau dès 1947 avec de nouveaux fours à coke, une centrale thermique plus puissante (25 0000 KW), un train continu à billettes et un train continu à fil.

En 1955, l'usine devient la société des Aciéries et Tréfileries de Neuves-Maisons - Chatillon.

En 1967, après rachat de 51 % de ses actions par la Société Métallurgique Hainaut-Sambre, la Société des Aciéries et Tréfilerie de Neuves-Maisons - Chatillon devient filiale de ce groupe belge. Les investissements reprennent de plus belle avec en particulier la transformation de l'aciérie THOMAS en aciérie à oxygène pur suivant le procédé O.B.M* en 1969, la construction de fours Pits ainsi que d'un démouleur de lingots, la construction d'un nouveau train à fil plus performant en 1973 ainsi que d'une chaîne d'agglomération de minerai en 1976.

*O.B.M. : Oxygene Boden Maxhütte – brevet allemand.

Par ailleurs les installations jugées peu rentables sont fermées, en particulier la mine de Maron-Val de fer en 1968.            .

En 1977, suite à une offre publique d'échanges, la Compagnie Chiers-Chatillon prend une participation de 98,77 % dans la Société des Aciéries et Tréfileries de Neuves-Maisons - Chatillon et devient la Société sidérurgique Chatillon - Neuves-Maisons, La nouvelle société comprend alors deux divisions: l'une couvrant «les produits plats», l'autre «les produits longs». Elle modernise la partie électrique du train continu à fil en 1978, permet la construction du bief à grand gabarit de la Moselle canalisée en 1978-1979 et la modernisation de l'aciérie a.B.M -avec 2 cornues de 150 tonnes-. La commande a été signée par Monsieur DERCLAYE, P.D.G. de Hainaut-Sambre.

En 1979, la fusion avec USINOR conduit à une restructuration de l'activité de la Division des produits longs qui se traduit par la suppression du train à fil n°1 et du train de 550 en 1979, la construction d'une coulée continue à blooms et d'une installation de traitement en poche en 1980 et 1981, l'arrêt de l'aciérie Martin en 1980, du train de 280 en 1981, des fours à coke en 1983.

En 1984, l'établissement de Neuves-Maisons fait partie d'UNIMETAL qui se crée suite au nouveau plan de restructuration de la sidérurgie adopté par les Pouvoirs Publics. L'usine de Neuves-Maisons se voit profondément modifiée avec notamment la marche d'un seul haut-fourneau en 1984, la modification de la coulée continue pour produire des billettes en 1985, l'arrêt de la coulée en lingots et des laminoirs gros train en 1985, l'arrêt de la phase fonte: agglomération, haut-fourneau, aciérie O.B.M. et dans le même temps, en 1986 le démarrage du four électrique

UHP, dans les locaux de la nouvelle aciérie O.B.M.

 

   

 

Les hauts-fourneaux en 1905

  • Four électrique

En 1988, 550 salariés produisent 370 000 tonnes de fil grâce au four électrique d'UNIMETAL.

La Société des Aciers d'Armatures pour béton, SAM. voit le jour le 1er Janvier 1993. Le 7 Mars 1995', Usinor Sacilor cède 80 % de ses parts de la SAM. à un groupe britannique : A.S.W. Allied Steel and Wire dont le siège est implanté à Cardiff au Pays de Galles. La SAM., dont le siège est à Neuves-Maisons détient alors deux sites sidérurgiques, Montereau et Neuves-Maisons et des filiales de transformation sur une partie du territoire européen.

Suite aux difficultés financières rencontrées par le Groupe A.S.W.- SAM. et pour permettre à la SAM. de se développer normalement par le biais de nouveaux investissements, A.S.W. décide de céder sa filiale SAM. à un nouvel acquéreur. Depuis le 1er Septembre 2000, SAM. fait partie intégrante du Groupe Sidérurgique Italien RIVA.

11 Janvier 2001, grève des sidérurgistes opposés à la restructuration.

2002, les citoyens s'organisent pour accélérer le dépoussiérage du nouveau four électrique. En effet les fumées sèment la discorde dans la vallée.

 

Production annuelle : 850 000 tonnes d'acier, 450 salariés. 82 ha occupés par l'usine dont 79 000 m² couverts.

 

Chiffre d'affaires: 130 millions d'€.

 

Coût de la dépollution:  6 millions d'€.

 

D'autre part, Neuves-Maisons est le 2éme port fluvial français pour les déchargements de matières sidérurgiques: 370 000 tonnes et pour les chargements des produits quittant l'usine.

2003 - 2004: 450 salariés à la SAM. RIVA dont une vingtaine pour les emplois protégés de LORRAINE ATELIER. Le four électrique produit 150 tonnes d'acier à l'heure. Le train à fil et les transports sont gérés par des sous­traitants. La production annuelle atteint 876 000 tonnes de bobines de fil. Le groupe RIVA propriétaire de la SAM. emploie 27 000 personnes, en ITALIE, FRANCE, ESPAGNE, BELGIQUE et ALLEMAGNE.

 

   

Vue générale de l'usine en 1915 depuis la rive gauche de la Moselle, et le nouveau port de l'usine en 1995, four électrique et coulée continue.

 


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Dernière mise à jour le : 11 février 2008.